La ville de Sète
Le blason
Les armes de Sète se blasonnent ainsi: "d'azur semé de fleurs de lys d'or à une baleine renversée de sable allumée d'argent, lançant un jet d'obus aussi d'or chargé de trois grenades aussi de sable enflammées de gueules."
Sète s'écrivait Cette jusqu'en 1928, et cetus en latin signifie baleine. D'autre part, la colline sur les hauteurs de Sète ressemble à un dos de baleine. Le jet d'obus, qui s'accorde si bien avec les grenades, résulte d'un jeu de mots avec "eau bue".
Le blason fut adopté en 1816 et finalement confirmé par Charles X en 1827. Les fleurs de lys sur le blason font référence à l'aide que la population de la ville de Sète apporta à Louis XVIII durant la restauration.
Histoire
Sète (Seta en occitan) est une commune située dans le département de l'Hérault. Ses habitants sont appelés les Sétois.
Appelée « l'île singulière » (expression due à Paul Valéry), Sète est une ville à part, possédant une identité culturelle forte, avec ses traditions, sa cuisine, son jargon. Ville d'artistes comme Paul Valéry, Georges Brassens, Manitas de Plata, Jean Vilar, les frères Di Rosa, elle oscille inlassablement entre tradition et avant-garde.
Jusqu'en 1927, Sète a changé de nom à plusieurs reprises. Ce nom trouve son origine dans la forme qu'a le mont St-Clair vu des villes alentours, faisant penser à une baleine surplombant la mer. De Ceta, Seta, ou Cetia au Moyen Âge (du latin cetus, ou du grec kêtos, baleine), elle fut à un moment appelée Montmorencette après l'édification d'un fort sur le mont par le duc de Montmorency. En 1666, sous le règne de Louis XIV, commence l'édification du port et on orthographie le plus souvent Sète, mais aussi Sette ou Cette (voir Sécolier, 2009).
Au début du XVIIIe siècle, Cette devient l'écriture officielle, ce qui n'empêche pourtant pas les auteurs d'utiliser des orthographes différentes. Le 23 octobre 1793, le conseil municipal décide que Cette « équivoque le pronom » et que la ville s'appellera Sète. Mais quelques années plus tard, Cette réapparaît, et ce jusqu'en 1927. Le 27 août de cette même année, le conseil municipal, présidé par le maire de l'époque, Honoré Euzet, s'appuie sur les arguments avancés en 1793 pour solliciter le changement de nom auprès des pouvoirs publics. Une demande satisfaite par un décret en date du 20 janvier 1928.
Les principales dates
Le saint patron de la ville
En 1703, à l'occasion de la consécration de l'église Saint-Louis, Louis IX, saint patron du port, devient également saint patron de la ville. Depuis, Sète lui rend hommage chaque année, le 25 août.
Fêtes
Spécialités culinaires
Films tournés entièrement ou partiellement à Sète
La croix de Saint-Clair
Situé en haut du mont Saint-Clair, la première croix (qui était en bois) a été implantée en 1866 à l'intiative du Doyen de Cette sur un terrain mis gracieusement à disposition par la Mairie.
En 1908, les Missionnaires de Notre-Dame de La Salette ouvrent une souscription publique pour remplacer la croix vétuste.
En 1932, une souscription permet la construction d'une croix lumineuse.
En 1982, abîmée par une violente tempête, une nouvelle souscription finance les travaux de consolidation.
Le 20 mai 2008, une convention d'occupation précaire est passée entre la ville de Sète et les Missionnaires de Notre Dame de La Salette.
En septembre 2009, dans le cadre de la réhabilitation du Mont Saint-Clair, les Missionnaires de Notre Dame de La Salette envisagent de rénover la maçonnerie, la peinture, l'éclairage de la Croix et celui de la statue située au-dessus de la chapelle.
Pour participer à la souscirption publique vous pouvez contacter le Père Michel Mory:
E-mail: mmory@orange.fr
Tél: 04 67 53 45 75
La Bordigue
Histoire :
À Sète, le canal de la Bordigue a été percé sous le Second Empire pour relier la mer à l'étang. À cette époque, quelques familles de pêcheurs de Frontignan vivaient en bordure de ce canal mais, ces « Bordigots » ou « Bourdiguots », comme on les a nommés ensuite, ont été rapidement délogés pour laisser la place aux travaux d'installation des sites industriels qui s'appropriaient alors les meilleurs espaces.
Ils se sont donc repliés sur une petite zone laissée pour compte, située à la limite de la périphérie sétoise, donnant d'un côté sur la rive sud de l'étang et de l'autre sur le canal reliant celui-ci au port. Cet endroit est ainsi devenu ce que l'on a appelé la « Pointe Courte », que l'on a d'bord appelé « quartier de la Bordigue » (Sécolier, 2009 et Giovannoni, 1995).
Le pont de la Bordigue :
La ville de Sète est connue, entre autres, pour être traversée par une multitude de canaux qui en font « la petite Venise du Languedoc ».
Parmi eux, un canal permet la liaison entre l'étang et la mer. Il est enjambé par de nombreux ponts mobiles qui permettent le passage de bateaux qui ne peuvent naviguer par dessous. Lorsque cela arrive, la ville se trouve totalement isolée.
Nous allons nous intéresser à un de ces ouvrages, le pont de la Bordigue.
Il s'agit d'un pont ferroviaire à bascule qui permet la jonction des lignes Tarascon - Sète (historiquement PLM) et Bordeaux Sète (historiquement Midi). Mais remontons un peu dans le temps.
À l'origine, en 1852, la ligne ferroviaire se terminait dans un embarcadère qu'avait mis en place la compagnie du Midi pour permettre aux trains de franchir le canal. Afin de permettre la liaison des rails PLM et Midi, il fut entreprit en 1857 la construction d'un pont tournant en bois. Ce pont fut rapidement recouvert de métal dès 1859. Dès 1861, un ouvrage plus important par sa taille (20m) et équipé d'une passerelle pour les piétons fut construit.
Puis un second pont tournant fut installé entre 1882 et 1884 comportant deux travées de 27,40m. Il fut encore rallongé en 1918 ce qui portait sa longueur à 48,40m.
C'est à partir des années 1920 que l'on envisage un remplacement du vieux pont tournant par un pont à bascule, mais à l'époque les exemples d'utilisation de cette technologie étaient rares. Les premières études furent lancées dès 1921 et le nouvel ouvrage de 58,80m fut mis en service en 1933. Il fut équipé de caténaire dès 1935. Son raccordement au réseau existant nécessita une modification du plan de voie de la gare de Sète qui depuis ce jour forme un "S".
Aujoud'hui, le fonctionnement du pont est resté identique depuis sa création.
Les manœuvres du pont ont lieu trois fois par jour complétées de deux levées facultatives.
Les horaires sont définis par arrêté préfectoral et en coordination entre la capitainerie et le régulateur du PRCI de Sète. C'est ce dernier qui commande la levée du pont.
Lorsque la commande est lancée, les signaux encadrant le pont passent en position fermés. Des feux à éclats encadrant le pont se déclenchent ainsi qu'une sirène. La levée du pont peut alors commencer. Elle est assez rapide, au bout de 20 minutes d'ouverture environ, la sirène retentit à nouveau et le pont retrouve sa position originale.
Les chats de la Pointe Courte à l'honneur...
En ce début d'année 2010, les chats du quartier de la Pointe Courte* ont été choisis par Hervé Vacheresse, réalisateur de 30 Millions d'amis (magazine animalier sur France 3) comme sujet d'émission.
Les caméras se sont intéressées à la "cabane des chats", une maison sur pilotis construite par Daniel Allegeretto et son épouse Arlette, créateurs de l'association Pattes de velours (http://pattes.de.velours.free.fr/).
*Tous les mots signalés par ce sigle sont définis sur une autre page du site.
La Pointe Courte
L'installation de plusieurs foyers à la Pointe Courte remonte à l'époque des travaux d'aménagement du port qui ont été entamés sous le Second Empire. À cette époque, quelques familles de pêcheurs de Frontignan vivaient en bordure du canal des Bordigues, qui avait été percé au même moment pour relier la mer à l'étang.Mais, rapidement, ces « Bourdiguots » ont été délogés pour laisser la place aux travaux d'installation des sites industriels qui s'appropriaient les meilleurs espaces. Ils se sont alors repliés sur une petite zone laissée pour compte, située à la limite de la périphérie sétoise, donnant d'un côté sur la rive sud de l'étang et de l'autre sur le canal reliant celui-ci au port.
Cet endroit est ainsi devenu une sorte de sanctuaire où, au début, on mettait les filets à sécher sur des pieux, où quelques cabanes en mauvaises planches abritaient le matériel et permettaient de trier les clovisses et les palourdes, au retour des nacelles. Puis, au fil des ans, ce que l'on a appelé la « Pointe Courte » s'est pourvue d'installations qui sont devenues les habitations principales des familles de pêcheurs. La communauté s'est organisée, les constructions sont passées du bois aux parpaings, les ruelles se sont ordonnées. L'endroit s'est transformé en un véritable village dans la ville, avec sa population, ses habitudes, son rythme de vie.
Aujourd'hui, quelques cabanes ont réussi à résister à la modernité, tout comme les longs filets exposés au vent. Sur la grève, les bateaux, dérivés des nacelles, attendent paisiblement. (extrait de Sécolier Pierre, Pratiques professionnelles, enjeux territoriaux et changement social, 2009, p.32).
Mais c'est aussi un film d'Agnès Varda réalisé en 1955...
Histoire: Un homme revient passer quelques jours de vacances dans son pays natal, « La Pointe Courte », un quartier de pêcheurs deSète. Il est rejoint par sa compagne, mais le couple se délite. Au hasard de ses errances, de son introspection, face à ses incertitudes et au rythme des évènements quotidiens de la vie du village, à la fois rude, tragique et festive, le couple va se régénérer.
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