Définition:
La GIZC est une approche globale qui a pour ambition de traiter les problèmes croissants rencontrés en zone côtière, qu'il s'agisse du littoral en général ou plus particulièrement de la zone marine immédiatement proche du rivage.
Une définition plus technique est la suivante : C'est un « processus dynamique qui réunit gouvernement et société, science et décideur, intérêts publics et privés en vue de la préparation et de l'exécution d'un plan de protection et de développement des systèmes et ressources côtières. Instrument privilégié du développement durable des éco-sociosystèmes complexes liant les questions environnementales, économiques et sociales ».
La lecture du sigle résume l'essentiel de l'approche :
- Gestion : caractère dynamique du traitement des problèmes ;
- Intégrée : examen simultané de tous les problèmes et recherche d'une solution globale ;
- Zones Côtières : traitement simultané de la terre et de la mer.
L'idée d'une GZIC est née après le Sommet de Rio en 1992 et des ambitions avancées par l'Agenda 21. Elle est également recommandée par la Convention de Ramsar et par le sommet de la terre de Johannesburg (2002) qui a fait de la gestion de l'eau une priorité mondiale pour le développement durable.
L'origine de la GZIC:
Le 14 septembre 2004, le CIADT (Comité Interministériel pour l'Aménagement et le Développement du Territoire) a voulu redéfinir les objectifs de la politique littorale et a décidé d'arrêter un ensemble de mesures visant à rénover les outils d'aide au développement et à l'aménagement du littoral, et à articuler les politiques qui concourent à sa mise en œuvre.
Cette action se situe dans le cadre et le prolongement des accords internationaux mentionnés précédemment (Rio de Janeiro et l'Agenda 21 en 1992, Johannesburg en 2002) et communautaires (recommandation européenne de GIZC du 30 mai 2002), relayés dans la stratégie nationale de développement durable.
Dès février 2004, les orientations envisagées suite à la recommandation européenne de
2002 ont reçu l'approbation du Comité Interministériel de la Mer qui a proposé de retenir une structure à 3 niveaux :
- National : définition des orientations de la politique du littoral, notamment au plan de la prospection, de l'évaluation et de la coordination, en s'appuyant sur un Conseil National du Littoral, dont le principe a été acquis dès janvier 2004 et qui devrait voir le jour à l'été 2005.
- Régional : mise en œuvre de la cohérence territoriale dans un cadre contractuel Etat- Région.
- Local : conduite en partenariat de projets intégrés en s'appuyant en priorité sur les outils déjà existants (SCOT*, SMVM*).
Les outils de la nouvelle gestion du littoral sont divers:
- L'Observatoire du littoral, pour le recueil d'informations et l'élaboration d'indicateurs de suivi : agriculture, démographie, qualité des eaux, tourisme, construction/immobilier, risques d'occupation du sol (1er juillet 2006).
- Les études préalables à la réalisation d'un référentiel géographique littoral réalisé en commun par l'IGN et le SHOM.
- Le lancement d'expérimentations sur ce nouveau cadre de gestion (ex. le chantier de la baie de Bourgneuf en Vendée)
La GIZC de Thau :
Avant tout, rappelons qu'au niveau national 25 sites expérimentaux ont été retenus pour l'application des principes de GIZC, dans le cadre d'un appel à projets pour un développement équilibré des territoires littoraux lancé en 2005 par la Délégation Interministérielle à l'Aménagement et à la Compétitivité des Territoires.
Cet appel à projet visait à dynamiser au niveau national et au niveau des territoires, les pratiques de GIZC en encourageant des expérimentations de terrain autour de projets concrets avec l'émergence de pratiques, de méthodes et d'outils adaptés aux enjeux des territoires littoraux.
Au niveau du bassin de Thau, le porteur du projet est le Syndicat Mixte du Bassin de Thau (SMBT) en partenariat avec la Communauté d'Agglomération du Bassin de Thau (CABT), la Communauté de Communes du Nord du Bassin de Thau (CCNBT), la Chambre de Commerce et d'Industrie de Sète, le Département de l'Hérault, la Région Languedoc Roussillon, l'Agence de l'Eau RMC, l'Ifremer, l'Université de Montpellier II, le Cepralmar et le Cemagref.
Les superficies concernées : bassin versant de 60 000 ha, lagune de Thau de 7500 ha
Perspectives :
Une des propositions du Grenelle de la mer de juin 2009 a été de passer « de la gestion intégrée de la zone côtière, GIZC, à la « gestion intégrée de la mer et du littoral » (GIML). Les démarches de GIZC conduites depuis plusieurs années ont permis indéniablement aux acteurs de réaliser l'intérêt d'une gestion intégrée des usages sur la bande côtière. Cette notion liée à la bande côtière appelle désormais à s'élargir à une échelle allant du haut du bassin versant, jusqu'au large en mer. Veillons à l'articulation de la gestion intégrée de la mer et du littoral avec les différentes démarches : le contrats de baie, l'axe 4 du fonds européen pour la pêche (FEP) et la GIZC » (pour toute information supplémentaire, vous pouvez lire le rapport à l'adresse ci-après : http://www.legrenelle-mer.gouv.fr/IMG/pdf/rapport-01-v3.pdf).
Fiche technique GIZC sur le bassin de Thau
http://www.territoires-littoraux.com/IMG/pdf/LR_28_-_Bassin_de_Thau_EA___corrige.pdf
À lire:
- L'article de Catherine Meur-Ferec, professeur de géographie, intitulé "La GIZC à l'épreuve du terrain: premiers enseignements d'une expérience française." dans la revue Développement durable & territoires.
http://developpementdurable.revues.org/index4471.html
- L'article d'Hélène Rey-Valette, Philippe Carbonnel, Sébastien Roussel et Alexandre Richard intitulé « L'apport de la gestion intégrée des zones côtières (GIZC) à la gestion de l'érosion côtière : intérêt et exemple en Méditerranée français
http://vertigo.revues.org/index2529.html
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